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Wednesday, 20 February 2013

Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés


Je n'ai jamais moins bloggé que depuis que j'ai fait de l'écriture mon activité principale. Paradoxal, non ? En fait, quand j'y réfléchis, il y a une raison très simple :  entre mes projets en commande (avec dates fixes) et mes projets d'écriture perso (certains traînent depuis plusieurs années, d'autres sont à la version 15 de réécriture), je me dis toujours que le blog doit passer en dernier. Après que j'aie rendu les projets à rendre, et après que j'aie écrit le nombre de pages prévus pour mes projets perso pour la journée, ce qui n'arrive absolument jamais. Voilà, si je m'occupe du blog avant cela, je culpabilise. Et après, je culpabilise d'avoir délaissé mon blog pendant plusieurs mois. 

Et puis, il y a quelques mois, j'ai rencontré un français qui est chef à domicile. C'est une profession tout à fait courante à New York, les américains souscrivant au principe du "pourquoi le faire moi-même si je peux payer quelqu'un d'autre pour le faire pour moi ?". Fascinée, je lui ai posé des tonnes de questions. Vous voyez, c'est que dans ma vie rêvée de quand je serai très très riche, j'habiterai une maison victorienne, avec une piscine en intérieure (comme dans Cruel Intentions - mon rêve date), les murs remplis de livres du sol au plafond, et un chef à domicile. Mon amour de la bonne bouffe et ma gourmandise étant inversement proportionnels à mes talents de cuisinière, avoir un pro qui cuisinent chez moi tous les plats que je lui demande, ce serait le rêve absolu. Et donc, après l'avoir mitraillé de questions (pour plus tard, voyez), j'attrape sa femme et lui lance, super excitée "mais qu'est-ce que tu as de la chance !", et elle de me répondre "Ah mais non, pas du tout ! C'est moi qui cuisine à la maison. Lui, il rentre le soir et il dîne d'un bol de céréales"."Quel gâchis !" me suis-je dit. Et quel soulagement aussi pour moi.  
C'est là que m'est revenue cette expression. Et je vais aussi tout à fait m'en servir d'excuse quand je sèche complètement devant mes cartes de voeux.

2 comments:

  1. Et moi je suis contente de te lire de nouveau! C'est sûr, je connais ça également...je bosse pour les autres et quand c'est pour moi c'est toujours vite vite vite, bref...
    Sacha

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    Replies
    1. Merci Sacha !
      Et oui, travailler pour les autres, c'est beaucoup plus facile que de travailler pour soi !

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